
Face aux tempêtes : Comment reprendre la main quand tout semble dérailler ?

On a tous connu ces périodes où rien ne va. Ce sentiment frustrant que, malgré tous nos efforts, on fait du surplace. C'est épuisant, et ça finit par nous ronger le moral. Mais concrètement, on fait quoi quand on est dans l'impasse ?
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Les trois réflexes qui nous piègent (et qu’il faut lâcher)
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Quand la situation devient difficile, on a tendance à s'enfermer dans des automatismes qui ne font qu'ajouter de l'huile sur le feu :
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L’auto-flagellation : On se dit qu’on n’est pas assez bon, qu’on devrait travailler plus nos faiblesses. C’est bien de se remettre en question, mais si c'est pour se détruire, ça ne sert à rien. L'autocritique n'a jamais été un moteur de solution.
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La chasse au coupable : "C'est la faute du collègue", "C'est la faute de mon conjoint". C'est tentant. C’est peut-être même vrai. Mais en faisant ça, on se met sur la banquette arrière de notre propre vie. On oublie qu'on a toujours le choix de notre réponse.
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L’attente passive : Se dire que ça ira mieux demain, comme si le problème allait s'évaporer. Parfois, ça passe. Souvent, ça s'envenime et ça nous rattrape au moment où l'on s'y attend le moins.
Ma proposition : poser les choses avec la CNV
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Pour sortir de ce cercle vicieux, je m'appuie sur un outil qui a changé ma vision des relations : la Communication NonViolente (CNV).
Derrière ce terme un peu formel se cache une méthode de bon sens développée par Marshall B. Rosenberg. L'idée ? Apprendre à communiquer en étant vraiment aligné avec ce qu'on ressent, sans écraser l'autre. C'est un équilibre précieux, que ce soit pour gérer un conflit au bureau ou une tension à la maison.
Dans son livre Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) que je vous conseille vraiment d'avoir dans votre bibliothèque, Rosenberg explique que ce qui bloque tout, c'est de se sentir critiqué ou contraint.
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Les 4 étapes pour y voir plus clair
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Voici comment sortir d'une situation de crise en 4 étapes simples, mais redoutables :
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1. Observer sans juger
C’est sans doute le plus dur. On doit s'en tenir aux faits, comme une caméra.
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Ce qu'on fait d'habitude : "Pierre est un éternel retardataire." (C'est un jugement).
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L'approche CNV : "Pierre n'a commencé ses révisions que la veille de l'examen." (C'est un fait).
2. Identifier le sentiment (le vrai)
On oublie souvent de dire ce qu'on ressent. On préfère interpréter ce que l'autre nous fait. Dire "J'ai le sentiment d'être un raté" n'est pas un sentiment, c'est un jugement sur soi-même. Dites plutôt : "Je me sens triste" ou "Je me sens découragé". C'est cette vulnérabilité qui permet de désamorcer les conflits.
3. Débusquer le besoin (et vos valeurs)
Nos émotions sont des signaux. Si vous êtes en colère, c'est qu'un besoin ou une valeur n'est pas respecté. C'est ici que je vous aide à aller plus loin : qu'est-ce qui est vraiment vital pour vous ? Qu'est-ce qui fait que vous vous levez le matin ? En touchant du doigt vos valeurs profondes, la solution apparaît souvent d'elle-même.
Cette troisième composante consiste à exprimer ce dont vous avez besoin. Quels sont les besoins qui sont liés à vos sentiments ?
4. Faire une demande concrète
Une fois qu'on est au clair, on demande. Mais attention : une demande positive et précise. Ne dites pas ce que vous ne voulez plus, dites ce que vous voulez pour satisfaire vos besoins et vos valeurs. Plus vous serez explicite, plus vous aurez de chances d'être entendu.
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Gérer une situation difficile, ce n'est pas gagner un combat. C'est réussir à dire ce qui se passe en nous pour trouver une issue qui respecte tout le monde.
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Et vous, quelle est la situation qui vous pèse aujourd'hui ? Si vous avez envie d'en discuter et de voir comment on peut débloquer tout ça ensemble, parlons-en.
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