
La Confiance en Soi : Comment la retrouver ?

On a tendance à l'oublier, mais la confiance en soi n'est pas un super pouvoir réservé à une élite. En fait, on est tous nés avec.
Rappelez-vous : quand vous étiez enfant, vous ne vous posiez pas mille questions avant d'essayer de marcher. Vous êtes tombé une fois, dix fois, cent fois. Vous avez bafouillé des sons incompréhensibles avant de sortir votre premier mot. Est-ce que vous aviez honte de ne pas être compris ? Est-ce que vous aviez peur du ridicule en dansant au milieu du salon ? Pas du tout. À cet âge-là, la persévérance était votre état naturel. Alors pourquoi, en grandissant, tout cela devient-il plus compliqué ? Pourquoi l’élan naturel laisse-t-il place au doute, à l’hésitation, voire au renoncement ?
Le poids du regard des autres (et du nôtre)
En grandissant, nous entrons dans un cadre collectif. Pour vivre ensemble, il existe des règles, des normes, des attentes. C’est nécessaire. Mais avec ces règles arrive aussi le jugement : celui que l’on porte sur les autres… et surtout celui que l’on finit par porter sur soi-même.
Petit à petit, nous apprenons à nous comparer, à nous évaluer, à nous corriger. Ce regard intérieur devient parfois sévère, exigeant, voire paralysant. Et c’est souvent là que la confiance en soi commence à vaciller.
C’est ce petit tribunal intérieur qui vient grignoter notre confiance. Pourtant, la confiance en soi, c'est simplement ça : avoir la conviction qu’on a les ressources pour faire face à ce qui arrive. C’est cette capacité de se jeter à l’eau, même quand on a les pétoches. Sans elle, on fait du surplace. On regarde les mois défiler en se disant : « Je n’en suis pas capable ».
Qu’est-ce que la confiance en soi, au fond ?
La confiance en soi, ce n’est pas l’absence de peur ou de doute. C’est la conviction intime que nous avons en nous les ressources nécessaires pour faire face à ce qui se présente, même si tout n’est pas parfaitement maîtrisé. C’est la capacité à passer à l’action malgré l’incertitude.
Pourquoi est-elle si essentielle ?
Sans confiance en soi, nous pouvons rapidement rester immobiles. Les idées sont là, les envies aussi… mais quelque chose retient. La peur de se tromper. La peur d’échouer. La peur du regard des autres. Et pendant ce temps, les jours passent. Les mois aussi. Non pas parce que nous ne sommes pas capables, mais parce que nous doutons de l’être.
Sortir du piège de l'échec
On perd souvent pied à cause d'un examen raté ou d'une parole blessante. Mais attention à la confusion : un échec ne fait pas de vous un raté. C’est juste un événement. Si quelqu'un vous critique sous le coup de la colère, c'est son avis, pas votre identité. Pourquoi lui donner les clés de votre valeur personnelle ?
La bonne nouvelle, c'est que si vous avez su développer cette confiance enfant, vous pouvez la retrouver. Le secret ? Il n'est pas dans les miracles, mais dans la répétition.
Bonne nouvelle : la confiance en soi se cultive
Tout au long de la vie, la confiance en soi est mise à l’épreuve.
Une remarque blessante, un échec, un examen raté, une critique mal formulée… et très vite, nous confondons ce que nous vivons avec ce que nous sommes. Or, un échec n’est qu’un échec.Une critique n’est qu’un point de vue, souvent teinté par l’émotion de la personne qui la formule. Si nous avons appris à développer la confiance en nous dans l’enfance, alors nous sommes capables de la retrouver à tout moment.
Comment ? Par ce même mécanisme qui nous a permis d’apprendre à marcher et à parler : la répétition et la persévérance.
Mes 6 pistes pour relever la tête
1. Débusquer vos croyances "limitantes"
On se raconte tous des histoires : "Je n'y arriverai jamais parce que..." ou "Si je réussis, j'ai peur que...". Prenez conscience que ce ne sont que des pensées, pas la réalité. Vous avez le droit (et le pouvoir) de changer de logiciel. Parfois, une simple séance de coaching suffit à transformer ces blocages en moteurs.
2. Analyser au lieu de subir
Face à une tuile, posez-vous les vraies questions :
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Qu'est-ce que je ressens là, maintenant ?
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Quel besoin chez moi n'est pas satisfait ?
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Comment puis-je reprendre la main ?
3. Faire preuve de douceur envers soi-même
On est souvent notre propre bourreau. On se traite de "nul" dès que ça dérape. Résultat ? On flingue notre estime de soi. Essayez d'être aussi sympa avec vous-même que vous le seriez avec un ami. La culpabilité n'a jamais aidé personne à avancer.
4. Changez de regard sur l’échec
L'échec est une expérience, rien de plus. C'est un panneau indicateur qui vous dit : "Mauvaise route, essaie par là". Si quelqu'un vous traite d'imbécile et que ça vous met hors de vous, posez-vous la question : est-ce que je le crois un peu ? Apprenez à agir (réfléchir avant) plutôt qu'à réagir (exploser sans réfléchir).
Une situation difficile peut devenir une source d’apprentissage :
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Qu’aurais-je fait différemment ?
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Avais-je réellement le contrôle sur tout ?
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Qu’est-ce que cette expérience m’enseigne ?
L’échec n’est pas une fin. C’est une information.
5. Listez vos trésors
Qu'est-ce qui vous fait vibrer ? Dans quelles situations vous sentez-vous "dans votre élément" ? Qu’est-ce qui vous donne de l’énergie ? Identifiez vos talents et ce qui vous donne envie de vous lever le matin. C'est là que se trouve votre carburant.
6. La loi de l'action (et un peu d'optimisme)
Si vous passez votre temps à lister ce qui vous manque, vous allez déprimer. Si vous listez ce que vous avez, le moral remonte. C'est mathématique. On récolte ce qu'on sème dans son esprit : entretenez du négatif, vous aurez du négatif. Entretenez du possible, et les portes s'ouvriront.
Le défi du petit pas
N'oubliez pas l'enfant que vous étiez. Il se fichait de tomber pour la millième fois. Pour regagner de la confiance, il faut rester en mouvement. Quel petit changement pouvez-vous tester dès demain ? Reprendre une passion délaissée ? Passer plus de temps en famille ? Installer un petit rituel de 5 minutes pour vous ? Peu importe la taille du pas, l'important, c'est la répétition. C'est comme ça qu'on se reconstruit.
La confiance en soi n’est pas quelque chose à “obtenir”
C’est quelque chose à réactiver. Elle grandit lorsque nous cessons de nous figer dans le jugement, et que nous choisissons d’agir, pas à pas, en conscience. Et si le doute revient ? C’est normal. Il fait partie du chemin.
Alors, on commence par quoi ?
